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10/03/2021

Vidéo à la demande par abonnement : 78 services en France au tarif moyen de 6,52€ pour 1,7 abonnement par utilisateur

En France, il y a 8,3M d’utilisateurs quotidiens de la vidéo à la demande par abonnement (VàDA), soit presque 2 fois plus qu’en 2019 (4,5M) rappellent le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) avec les chiffres de Médiamétrie.
Les 2 instances de régulation ont produit conjointement l’étude «La multiplication des services de vidéo à la demande par abonnement - Stratégies de développement et impact sur les usages» qui détaille les chiffres et les enjeux de la VàDA.
Ainsi, l’inventaire, en France, fait état de 78 services de VàDA en 2020 (+5 vs 2019), sur tous les thèmes, en particulier généralistes, fiction et jeunesse. En moyenne, les abonnés aux services de VàDA ou de télévision payante ont accès à 1,7 abonnement, soit un nombre moyen de 2,1 services. La dépense mensuelle moyenne par abonné à une ou plusieurs offres de VàDA est de 15,20 euros alors que le tarif moyen de toutes les offres est de 6,52€.
Le rapport inclut une étude économétrique réalisée avec EY à partir d’une enquête quantitative en ligne dont le terrain a été réalisé par Médiamétrie auprès d’un échantillon représentatif de 2 045 internautes français de 15 ans et plus, qui analyse l’impact sur le comportement des consommateurs face à la multiplication des offres. Des scenarii de marché font varier le nombre d’offres audiovisuelles payantes disponibles et les prix.
Les abonnés à des offres de cinéma et de séries se montrent peu sensibles aux variations des conditions de marché. Un scénario d’augmentation du nombre de services proposant du cinéma et des séries aurait en effet un impact limité sur le comportement des consommateurs, en termes de part d’abonnés, mais également de dépenses moyennes des internautes pour ces services. De même, une variation des prix impacte dans de faibles proportions le budget des internautes. Le consommateur s’adapte aux nouvelles conditions de marché de manière à garder constant le budget alloué à sa consommation de cinéma et de séries.
 
Au contraire, les abonnés à des offres de sport se montrent plus sensibles aux conditions de marché. La multiplication des offres, comprenant l’arrivée d’offres d’entrée de gamme moins onéreuses, conduit à une augmentation du nombre d’abonnés à ce type de services, mais à une baisse des dépenses moyennes. De plus, une variation des prix à la hausse entraîne une diminution du nombre d’abonnés. Néanmoins, une partie des amateurs de sport s’adaptent et augmentent leur budget selon les conditions de marché afin de continuer à suivre les compétitions, faisant augmenter la moyenne des dépenses.
 
 
Les pratiques illicites varient peu selon le nombre d’offres disponibles, reflet d’une satisfaction croissante à l’égard des offres légales. Le passage de 4 à 8 offres légales ne change pas la part de consommateurs illicites : 30% pour le cinéma/séries et 21% pour le sport.

 

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