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24/03/2011

Une publication de l’Ined analyse le lien entre la récession économique et l’augmentation des naissances en France

Contrairement aux attentes, le nombre de naissances a continué à augmenter en France en 2010 malgré la crise économique. L’indicateur de fécondité est passé de 1,99 enfant par femme en 2009 à 2,00 enfants par femme en 2010.
Dans le numéro 476 de «Population et sociétés» (mars 2011), publié par l’Ined, Gilles Pison analyse les relations entre conjoncture économique et fécondité en France et dans d’autres pays développés, notamment en période de récession.
Ses analyses l’incitent à conclure que la dernière récession est survenue lors d’une période où la fécondité était en hausse dans la majorité des pays occidentaux et qu’elle a freiné ou inversé le mouvement : «sans la crise, l’indicateur de fécondité aurait sans doute augmenté encore plus et dépassé deux enfants par femme» en France. C’est le cas également en Russie. Aux Etats-Unis, en Espagne, au Royaume-Uni, l’indicateur de fécondité a commencé à baisser.
Dans cette publication, Gille Pinson rappelle certaines régularités observées d’un pays à l’autre, d’une récession à l’autre. En règle générale, une crise ne réduit pas les naissances, elle les retarde. Ce retard concerne surtout l’arrivée du premier enfant et moins les naissances suivantes.
Autre constat récurrent : dans un couple, le chômage de l’homme a en général plus d’influence sur la fécondité que celui de la femme. Par ailleurs, le niveau de fécondité est moins sensible aux crises dans les pays ayant développé une politique familiale ou un système de sécurité sociale assurant une certaine protection en matière d’emploi, de santé ou de logement.

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