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9/09/2020

TikTok rejoint le code de conduite de l'UE contre la haine en ligne

L'application de partage de vidéos TikTok, très populaire auprès des adolescents, a rejoint le code de conduite de l'UE contre la haine en ligne, ont annoncé mardi ce réseau social et la Commission européenne.
La vice-présidente de la Commission Vera Jourova a salué «une étape positive», soulignant dans un communiqué transmis à l'AFP que «les jeunes utilisateurs sont particulièrement vulnérables aux abus en ligne et aux discours de haine illégaux».
Le réseau social, propriété du groupe chinois Bytedance, qui a subi des critiques sur sa modération des contenus jugée insuffisante, avait déjà adhéré en juin au code de bonnes pratiques de l'UE contre la désinformation en ligne. 
Lancé en 2016, le code de conduite de l'UE contre la haine en ligne a été signé par les groupes et réseaux sociaux Facebook, Twitter, YouTube, Microsoft, Instagram, Google+, Snapchat, Dailymotion et Jeuxvideo.com. 
Selon la Commission, les plateformes évaluent dans les 24 heures 90% des contenus signalés et suppriment 71% des contenus considérés comme des discours de haine illégaux, mais elles doivent encore «améliorer la transparence et le retour d'information aux utilisateurs».
«Notre but ultime est d'éliminer la haine sur TikTok», a indiqué Cormac Keenan, responsable de la sécurité et de la protection des données de TikTok dans un communiqué. «Nous reconnaissons que cela peut sembler un challenge insurmontable (...) mais nous pensons que cela ne doit pas nous empêcher d'essayer», a-t-il ajouté.
«Bien sûr, j'attends de TikTok qu'il adhère non seulement aux principes du code, mais aussi qu'il respecte pleinement le droit de l'UE quand il opère sur le sol européen», a précisé Vera Jourova, chargée des Valeurs et de la Transparence au sein de l'exécutif bruxellois.
Déjà au coeur des tensions sino-américaines, l'application fait l'objet d'enquêtes en Europe concernant son utilisation des données personnelles, notamment de la part du régulateur français qui s'interroge sur les modalités de son implantation dans l'UE.
Accusant, sans preuve, depuis des mois TikTok d'espionnage au profit de Pékin - ce que la plateforme a toujours fermement nié -, le président américain Donald Trump a signé en août un décret obligeant ByteDance à vendre la partie américaine du réseau social avant le 15 septembre.
La plateforme s'est engagée dans une campagne de relations publiques, en soulignant ses efforts pour une meilleure régulation des contenus haineux, à l'amélioration des règlements, à la formation des équipes de modérateurs et à l'éducation des utilisateurs.
(Avec AFP)
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