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28/06/2022

Suppression de la redevance : les télés et radios publiques en grève

Les antennes de radio et chaînes de télé du service public étaient perturbées mardi matin par un mouvement de grève contre la suppression de la redevance audiovisuelle voulue par le gouvernement dès cet automne, perçue par les contestataires comme une «menace» pour leur indépendance.

Les émissions de France info, France Inter ou encore France Culture sont remplacées par des programmes musicaux, tandis que France 2 a proposé des rediffusions d'extraits de Télématin.
Des bandeaux annonçaient également la perturbation des antennes des chaînes d'info France 24 et franceinfo et du site internet de cette dernière.
Les salariés de France Télévisions et Radio France, mais aussi de France Médias Monde (France 24, RFI, MCD), Arte et l'Ina étaient appelés à cesser le travail mardi par une intersyndicale CGT-CFDT-FO-SNJ-SUD-UNSA-CGC-CFTC.
Un rassemblement a lieu aujourd'hui à Montparnasse à Paris, pour un défilé en direction de l'Assemblée nationale.
Ce mouvement social fait suite à une promesse d’Emmanuel Macron pendant la campagne de l’élection présidentielle. Le président - candidat avait invoqué la fin de la taxe d’habitation pour annoncer la suppression de la contribution à l’audiovisuel public.
Un projet qui a été confirmé par sa ministre de la Culture dans une interview au Parisien (voir archive). «Dans la mesure où la taxe d’habitation est supprimée et où il y a de moins en moins de téléviseurs dans les foyers, cette redevance allait devenir obsolète. Donc il fallait trouver un nouveau mode de financement pour l’audiovisuel public» avait expliquée Rima Abdul Malak.

Depuis les législatives et l’absence de majorité absolue pour le parti présidentielle et ses alliés, les discussions à l’Assemblée nationale autour du projet de loi risquent d’être difficiles. La France Insoumise (LFI) est en faveur du maintien de la redevance et le RN souhaite une privatisation d’une partie du service public.

Un rapport des sénateurs LR Roger Karoutchi et Jean-Raymond Hugonet dévoilé le 8 juin appelle même à une fusion de l’ensemble des sociétés du service public (France TV, Radio France, INA, France Médias Monde) pour former une sorte de «BBC à la française». Ce à quoi la présidente de Radio France Sibyle Veil s’est dite opposée dans une interview vendredi au Figaro (voir archive).

Selon Challenges, les syndicats de France TV réclament une taxe universelle «à l’allemande» (applicable à chaque foyer que l'on soit propriétaire ou locataire), au moins équivalent à la redevance (un budget annuel de 3,7 milliards), indexée sur l’inflation et assortie d’un plan d’évolution quinquennal, dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de moyens.

(avec AFP)

 
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