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15/06/2011

PwC dresse un bilan en demi-teinte pour la prime à la casse et le bonus/malus écologique en France

Le cabinet de conseil et d’audit PwC publie son étude «Résultat en demi-teinte pour la prime à la casse et bonus/malus écologique en France». Il estime le coût de ces deux aides - qui ont transformé le marché automobile français - à près de 2,2 milliards d’euros pour l’Etat.
Les ventes de voitures particulières ont progressé de 7,7% entre 2008 et 2010.
Ces aides ont orienté les consommateurs vers des véhicules de petite taille, aux tarifs attrayants et pour lesquels les émissions de CO2 sont faibles, répondant ainsi aux objectifs du Grenelle de l’Environnement. La part de la gamme inférieure, essentiellement composée de véhicules de segments A, B et C, est passée de 50,3% à 56,7% entre 2008 et 2009.
Sur la période 2008-2010, la baisse de la pénétration des marques françaises (VP et VUL) sur le marché national s’est stabilisée autour de 56%, et leur part de marché a progressé. Le groupe PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes françaises augmenter de 10% pendant que celles de Renault croissaient de 7,5%.
Cependant, en favorisant les petits modèles moins émetteurs de CO2, les deux dispositifs ont accentué la détérioration de la balance commerciale française, car l’assemblage, voire la production des petites voitures « françaises », principales bénéficiaires des aides, sont pour partie réalisés à l’étranger.
PwC rappelle que 5% de la population active ayant un emploi dépendent directement du secteur automobile, et 10% en dépendent indirectement. Ces deux aides ont également profité à la R&D du secteur et l’augmentation des ventes automobiles a eu un effet direct sur les recettes de TVA, et des effets indirects sur «l’augmentation du nombre d’assurances souscrites, le maintien de l’activité des sous-traitants nationaux ou encore la baisse de la facture énergétique du pays, qui sont venus contrebalancer un bilan financièrement mitigé».

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