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18/05/2020

Presstalis, en redressement judiciaire, travaille sur le projet de reprise de la coopérative des quotidiens

Le Tribunal de Commerce de Paris s’est prononcé vendredi sur le statut de Presstalis qui s’est déclaré en cessation des paiements le 20 avril. Le tribunal a décidé de placer en redressement judiciaire Presstalis, Mercuri, VIP, CCEI, Export presse et Ocyto, avec une période d’observation de deux mois. Il a, par ailleurs, prononcé la liquidation sans poursuite d’activité des sociétés SAD et Soprocom.
La direction de Presstalis, sous la présidence de Cédric Dugardin, annonce avoir avancé plusieurs solutions avec la volonté de mettre en place une nouvelle organisation en adéquation avec les besoins de l’ensemble des éditeurs et de la filière, tout en préservant le plus grand nombre d’emplois possibles. Aucune d’entre elles n’a recueilli le soutien unanime des actionnaires de Presstalis, en raison d’un écart important persistant dans les positions entre représentants de la presse quotidienne et ceux de la presse magazine.
Face à «l’absence de volonté commune entre quotidiens et magazines» citée par Presstalis, la Coopérative des Quotidiens a déposé, le 12 mai dernier, une offre de reprise afin d’éviter la liquidation de l’ensemble du groupe. Cette proposition a reçu le soutien de la Direction de Presstalis. Elle doit encore faire l’objet de discussions dans les prochains jours afin d’être complétée et pourrait être améliorée par la participation de certains éditeurs de magazines.
Dans le cadre de la procédure, deux administrateurs judiciaires assisteront la société Presstalis dans la finalisation d’un schéma de reprise avec pour objectif de garantir une continuité de la distribution au bénéfice de l’ensemble des acteurs de la filière de distribution de la presse quotidienne et magazine. 
Si l’offre était acceptée par le Tribunal de Commerce de Paris, elle permettrait au groupe de pérenniser son activité de messagerie. Elle implique, en revanche, «des conséquences sociales graves».
 
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