Vous êtes ici

Ajouter à mon espace persoL’Union des annonceurs appelle à une révision complète du projet de décret sur la publicité extérieure et les enseignes

Pour ajouter ce contenu à vos favoris, il suffit de vous inscrire ou de vous identifier

11/03/2011

L’Union des annonceurs appelle à une révision complète du projet de décret sur la publicité extérieure et les enseignes

Son application mettrait en danger des moyens essentiels à la communication des entreprises en France.
L’Union des annonceurs a pris connaissance avec une grande inquiétude des dispositions du projet de décret sur la publicité extérieure, les enseignes et les pré-enseignes pour application de la loi dite Grenelle II, tel qu’il a été soumis à consultation publique. Alors que le texte de loi était parvenu à assurer la nécessaire synthèse entre les impératifs environnementaux, économiques et sociaux, le projet de décret dans sa version actuelle adopte une vision résolument restrictive.
Ce texte fait en effet peser sur les moyens de communication des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, qu’elles soient nationales, régionales ou locales, une accumulation de restrictions qui auraient pour effet de les priver de supports essentiels à leur expression. L’Union des annonceurs appelle donc à une reconsidération complète de ce texte, dans le respect de la loi Grenelle II. Comme ils l’ont montré par le passé, les annonceurs sont en effet soucieux de disposer d’un cadre clair, opérationnel et conforme aux engagements environnementaux pris par la France.
Pour mémoire, les entreprises en France consacrent 12% de leurs investissements dans les médias à la publicité extérieure (soit 1,3 milliard d’euros - source France Pub). Par sa diversité et la qualité de ses implantations, le média contribue en effet à diffuser un message efficace et proche de la vie des Français. Il joue bien entendu un rôle fondamental dans la communication de proximité des annonceurs, en particulier des petites et moyennes entreprises pour lesquelles la couverture des médias nationaux est à la fois inappropriée et pour beaucoup inabordable.
Par ailleurs, les enseignes constituent également un lien essentiel entre les entreprises et leurs visiteurs, entre les commerçants et leurs clients. Les investissements qui leur sont consacrés sont aujourd’hui évalués à 1,2 milliard d’euros (source Synafel).
Si l’Union des annonceurs et ses membres, engagés depuis plusieurs années en faveur d’une communication responsable à la fois dans son contenu et ses supports, partagent les objectifs du Grenelle de l’environnement, ils souhaitent attirer l’attention du ministère sur un certain nombre de dispositions du décret dont l’application aurait des conséquences désastreuses pour le média et serait de nature à en condamner rapidement l’usage par les annonceurs.

Pour la publicité extérieure

Les dispositions concernées sont en particulier :
- celles qui conduiraient à la disparition de la majorité des emplacements actuels rendant impossible la construction d’un dispositif de communication pertinent pour les annonceurs (murs aveugles, règles d’inter-distance, de hauteur, de typologie de bâti, ...),
- celles qui feraient perdre à des supports existants tout intérêt pour les annonceurs (limitations de surface du micro-affichage, des bâches, des dispositifs numériques).

Pour les enseignes.

Les dispositions concernées sont en particulier celles qui limitent le nombre d’enseignes pouvant être implantées sur le terrain d’un établissement et leur surface totale, indépendamment de la configuration géographique du lieu ou de la taille des bâtiments ou encore celles qui visent à contraindre les couleurs et matériaux utilisés pour les enseignes, indépendamment de l’image des marques. En effet, elles ne tiennent pas compte du rôle essentiel joué par l’enseigne dans l’identification d’un établissement par le public et le plus souvent, dans la préservation de son activité économique.

 

Partager