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29/05/2019

L’Hadopi et le CSA publient une enquête de référence sur les assistants vocaux et les enceintes connectées

Le développement des assistants vocaux et l’émergence des enceintes connectées pourraient modifier les habitudes de consommation des programmes culturels sonores et audiovisuels et ainsi appeler les fournisseurs d’offres de tels programmes à s’adapter. Dans le cadre de leurs missions respectives, l’Hadopi et le CSA se sont associés pour mener une étude commune sur ces nouveaux équipements.
Cette étude s’intéresse à l’assistant vocal, fonctionnalité qui modifie les interactions entre l’humain et la machine. Une partie est consacrée aux enceintes connectées intégrant un assistant vocal et à l’étude du marché français et des modes de consommation de ces équipements. Enfin, la place des médias et des biens culturels dématérialisés dans l’environnement des enceintes connectées est analysée dans une troisième partie à travers la stratégie des éditeurs et des fabricants de terminaux.
Pour conduire cette étude, l’Hadopi et le CSA se sont appuyés sur des rencontres avec des professionnels du secteur, des analyses des situations internationales ainsi que sur la réalisation d’études qualitative et quantitative confiées respectivement à l’Ifop et à Harris Interactive.
L’Hadopi et le CSA ont identifié quatre grands enjeux liés au développement des enceintes connectées et des assistants vocaux pour les éditeurs de services culturels et médias présents dans ces environnements : le regain d’intérêt des consommateurs pour les plateformes culturelles et médias sonores ouvre des perspectives de développement pour ces services si l’écoute via enceintes connectées ou les assistants vocaux se généralise et s’inscrit durablement dans les usages, et si les modèles économiques sous-jacents sont équilibrés ; l’existence d’intermédiaires puissants entre éditeurs et consommateurs soulève des questions de captation et de répartition de la valeur au détriment des éditeurs en bout de chaîne, dans un contexte de contraction du marché publicitaire radiophonique. La création d’un agrégateur français ou européen alternatif pourrait permettre de rééquilibrer les rapports de force entre les acteurs locaux et les acteurs internationaux de l’agrégation ; le recours généralisé aux accords commerciaux et le risque de concentration des acteurs font des conditions de reprise et de référencement des services des facteurs plus que jamais déterminants pour la diversité de l’offre, laquelle pourrait néanmoins être favorisée par le développement à venir des services disponibles sur ces terminaux ; les spécificités des enceintes connectées, en particulier l’absence d’écran, l’interaction vocale et la réponse unique, créent un risque d’enfermement des consommateurs dans leur consommation de contenus. Ce risque est accentué par le faible niveau d’information des utilisateurs et le faible recours aux possibilités de paramétrages.
Devant ces enjeux, la vigilance et l’action des pouvoirs publics, couplées à la responsabilisation des acteurs du secteur, et notamment des plus dominants, semblent primordiales pour garantir un développement sain du secteur, aux bénéfices de la pluralité de l’offre légale et in fine des utilisateurs.
Parmi les données de l’étude quantitative, 6% des interrogés utilisent les enceintes connectées tous les jours ou presque.
 
Les projections d'un taux de pénétration des enceintes connectées de 11% en 2019 à 36,3% en 2025.
 
Sur les usages des enceintes connectées, arrivent en tête la météo, l’info sur Internet, les blagues, la radio et la musique.
 
Enfin, 60% des Français se sentent contraints dans leurs usages.
 
 
Le CSA met à disposition : le rapport complet (82 pages), le volet quali, le volet quanti (101 pages) et le replay de la présentation.
 
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