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3/05/2019

Les publicités pour l'alcool interdites sur les supports municipaux à New York

Le maire de New York a signé mardi un décret interdisant au nom de la santé publique les publicités pour l'alcool sur des supports appartenant à la ville, y compris abribus et kiosques à journaux. «Il n'y a aucun doute que trop de New-Yorkais luttent avec des problèmes d'excès de drogues et d'alcool», a souligné dans un communiqué le maire démocrate Bill de Blasio.
Cette mesure «réaffirme notre volonté d'arriver à plus d'égalité sanitaire et de protéger le bien-être des New-Yorkais», a-t-il ajouté. 
Selon la mairie, quelque 2.000 habitants de la ville sont morts en 2016 de causes liées à l'alcool, à l'origine de 110.000 visites aux urgences à New York la même année.
Certains quartiers, comme celui, traditionnellement hispanique, de East Harlem, ont des taux particulièrement élevés d'hospitalisations liées à l'alcool.
La mairie explique que les publicités sont susceptibles d'augmenter la probabilité de consommer de l'alcool, ainsi que les quantités ingérées. 
Aucun chiffre n'était immédiatement disponible sur les revenus générés par ce type de publicités dans la capitale financière américaine. Les publicités pour l'alcool y avaient déjà été interdites dans les bus et le métro en janvier 2018.
La nouvelle interdiction a été dénoncée par une association représentant le secteur des vins et spiritueux, le Distilled Spirits Council.
«Cette décision est malencontreuse. Rien dans la recherche scientifique ne vient l'appuyer», a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Si d'autres grandes villes américaines, comme Philadelphie et Los Angeles, ont adopté des interdictions de publicité pour l'alcool, l'association a cité quelques villes, comme Baltimore, qui les ont autorisées à nouveau après les avoir interdites.
Les études montrent que «ce sont les parents et les adultes qui sont les facteurs les plus importants dans la décision d'un jeune de boire ou pas, pas la publicité», a avancé l'association.
(Avec AFP)
 
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