Vous êtes ici

Ajouter à mon espace persoLes programmes audiovisuels français se sont moins exportés en 2018

Pour ajouter ce contenu à vos favoris, il suffit de vous inscrire ou de vous identifier

11/09/2019

Les programmes audiovisuels français se sont moins exportés en 2018

Les ventes de programmes audiovisuels français à l'étranger ont marqué le pas en 2018 après 10 années de croissance, dans un contexte de forte restructuration du secteur et de concurrence accrue, ont annoncé lundi TV France International (TVFI) et le Centre national du cinéma (CNC).
Tous types confondus (ventes, préventes, apports étrangers en coproduction), le niveau des exportations de programmes audiovisuels s'est élevé à 276 millions d'euros en 2018, après une année 2017 historique à 325 millions d'euros.
Dans le détail, les ventes ont atteint 173 millions d'euros l'année dernière, «une année en demi-teinte en raison notamment de la situation économique sous tension des diffuseurs linéaires européens», selon les institutions.
L'animation continue d'être le genre le plus acheté à l'étranger (près de 40% des ventes) avec la conquête de nouveaux territoires comme la Chine, devenu le troisième marché après les Etats-Unis et l'Allemagne.
La fiction arrive deuxième (28,5% des ventes), avec des chiffres en baisse en raison de la concurrence accrue des autres pays européens. C'est l'Espagne qui a été le premier acheteur de fictions françaises l'an dernier.
Parmi les titres qui se sont bien exportés : les dernières saisons d'«Engrenages», de «Candice Renoir», «Baron Noir» ou «Guyane».
Les ventes de documentaires, également en baisse, se sont tout de même maintenues au-dessus de la barre de 30 millions d'euros.
Tous genres confondus, c'est l'Allemagne le premier acheteur de programmes français, suivi des Etats-Unis, de la Belgique et de l'Italie.
Les «droits monde» (des contrats de cession pour plusieurs territoires) continuent leur montée en puissance et représentent désormais près de 16% des ventes, illustrant l'importance croissante des plateformes de vidéos à la demande.
Ces dernières sont particulièrement friandes d'animation et de séries policières.
«Dans un marché international où la concurrence s'intensifie, l'exportation des programmes audiovisuels français réalise son troisième meilleur chiffre de vente depuis 25 ans», a salué le nouveau président du CNC, Dominique Boutonnat, cité dans un communiqué.
«Il est primordial de continuer à soutenir des coproductions de qualité, dans la conquête de nouveaux territoires. En parallèle, le développement de la créativité des oeuvres françaises doit rester une ambition majeure», a-t-il estimé.
(Avec AFP)
Partager