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12/10/2021

Le SAEP appelle au boycott du distributeur de presse France Messagerie pour stopper le système de péréquation

Le président du Syndicat de l’Association des Editeurs de Presse française (SAEP) vient de lancer un appel au boycott du distributeur de presse France Messagerie, notamment au boycott de la messagerie des quotidiens.
Cet appel fait suite aux «dernières révélations sur l’état des comptes de France Messagerie [qui] sont proprement scandaleuses : l’entreprise est à peine à l’équilibre mais plus de la moitié de ses ressources provient de subventions directes de l’État».
 
Extrait du texte de la SAEP
«Les éditeurs de magazines doivent s’interdire tout transfert de MLP vers France Messagerie tant que la représentation nationale n’a pas mis fin au système délétère de la péréquation.
Pour rappel, la péréquation consiste à ponctionner 8 Millions d’€ sur les recettes des éditeurs de MLP pour financer France Messagerie. Ces 8 Millions d’€ viennent abonder 17 Millions d’€ de subventions directes et les 2,25% ponctionnés sur la VMF depuis 2018 pour «sauver» Presstalis.
Bref, les éditeurs de magazines continuent de payer pour leur distribution et, par-dessus le marché, de payer pour la distribution des quotidiens.
Assez !
Que d’aucuns envisagent d’aller se faire plumer en rejoignant la machine à tondre de Louis Dreyfus et Sandro Martin dépasse l’entendement.
Car enfin :
Que fait France Messagerie quand l’Institut National de la Consommation décide de confier la distribution de « 60 millions de consommateurs » à MLP au terme d’un appel d’offres ? France Messagerie assigne et fait un procès à l’INC et à MLP. France Messagerie perd le procès mais nous voilà averti : associer France Messagerie à un appel d’offres sur des services de distribution expose les éditeurs à se retrouver au tribunal si le résultat n’est pas conforme aux espérances de ces Messieurs des Quotidiens.
Que fait France Messagerie quand l’ARCEP lui enjoint de fournir aux éditeurs redevables des 2,25% une convention prévoyant le remboursement de cette contribution après 2022 ? France Messagerie menace ces éditeurs d’engager des procès pour recouvrer des sommes qu’elle se refuse à rembourser en toute hypothèse et ce, en contravention des décisions du Conseil d’État.»
 
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