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13/01/2011

Le CNRS étudie les effets d’Internet sur les 9-16 ans en Europe

Une enquête, «EU kids Online», menée dans 25 pays européens par un réseau de recherche piloté par la London School of Economics et dont l'équipe française était dirigée par Dominique Pasquier du Laboratoire traitement et communication de l'information vient d’être publiée.
L’étude montre qu’Internet est complètement intégré à la vie quotidienne des 9-16 ans : 93% d’entre eux naviguent sur la toile au moins une fois par semaine et 60% y vont tous les jours ou presque. Ce ne sont pas les jeunes Français les plus précoces sur la toile : l'âge moyen est de 9 ans pour leur premier accès alors qu’il est de 7 ans au Danemark par exemple.

L’étude révèle que les deux problèmes les plus courants rencontrés par les jeunes sur Internet sont l'accès à des contenus malsains et un usage excessif. Ainsi, 21% des 11/16 ans ont été confrontés à des contenus malsains mis en ligne et 23% évoquent des expériences négatives liées à un usage excessif d'Internet comme le fait de négliger ses amis, de manquer de sommeil ou de rencontrer des problèmes à l'école. Les jeunes qui déclarent avoir été perturbés par un problème sur Internet sont une petite minorité : seulement 8% des 9/16 ans en France et 12% au niveau européen.

Sur les relations parents/enfants, celles-ci se révèlent peu conflictuelles et empreintes de communication. Certes, les parents restreignent la diffusion des données personnelles (85%), et le téléchargement (57%), mais la plupart des parents (70%) disent parler avec leurs enfants de ce qu'ils font sur Internet. Plus de la moitié d'entre eux (56%) donnent à leurs enfants des conseils sur comment se comporter avec les autres en ligne, ou discutent avec eux de ce qui pourrait les inquiéter (52%). Mais, fait surprenant, alors que les trois quarts des parents pensent qu'il est «peu probable» ou «pas du tout probable» qu'il arrive quelque chose à leur enfant sur Internet dans les six mois à venir, beaucoup n'ont en fait pas été au courant quand il y a eu des problèmes : 40% des parents des enfants qui ont vu des images sexuelles pensent que cela ne leur est pas arrivé.

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