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17/12/2012

Le CNC étudie avec QualiQuanti les forces et faiblesses des différents systèmes de télévision connectée

Le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) a confié à l’institut QualiQuanti la réalisation d’une étude qualitative sur les nouveaux usages induits par le développement des équipements numériques permettant une connexion à internet depuis la télévision, ainsi que la perception par les consommateurs des nouveaux services associés à ces téléviseurs connectés. L'étude identifie les occasions et façons de se connecter, les motivations associées, les contextes d’usages, les services utilisés, les bénéfices retirés de ces utilisations, les freins et attentes, etc.
Les box des FAI dominent très largement le paysage des écrans connectés et disposent d’atouts majeurs : les téléspectateurs sont habitués à leur ergonomie, la fluidité de leur usage est déterminante et elles offrent le service minimum attendu (télévision de rattrapage, vidéo à la demande, radio). Le deuxième usage de la télévision connectée passe par la connexion de l’ordinateur à la télévision avec un câble VGA ou HDMI. Ce système permet de cumuler l’ergonomie et les contenus de l’ordinateur avec les avantages du téléviseur. Les téléviseurs connectables sont eux achetés en priorité pour la qualité de leurs écrans et leur connectique. Leurs fonctionnalités de télévision connectable sont pour l’instant sous-exploitées, et ceci pour plusieurs raisons : une ergonomie complexe,une fluidité inégale, un manque de curiosité de la part des acheteurs, un manque de notoriété de l’univers applicatif, un usage complexe de la télécommande et la concurrence frontale des box des FAI.
Sur la télévision connectée, le téléspectateur se heurte à une navigation complexe et labyrinthique, qui s’explique par deux facteurs : la connexion à l’espace profond et «feuilleté» du web, et la concurrence des acteurs. Ceux-ci sont nombreux à convoiter le même écran (constructeurs, FAI, éditeurs, marques...) et chacun propose son propre cheminement jusqu’au contenu, avec souvent des redondances.
La télévision connectée induit de nouvelles formes d’écritures transmedia, sociales et interactives, mais ces nouvelles formes, qu’elles s’appuient sur un ou plusieurs écrans, doivent rester simples car, comme disait l’un des consommateurs interviewés dans le cadre de cette étude : «Quand j’allume la télévision, c’est pour déconnecter».
Les consommateurs sont intéressés par une version modernisée du télétexte et par la possibilité d’accéder à des contenus complémentaires et synchronisés pendant un programme. L'étude questionne également le sujet de la télécommande la mieux adaptée pour la télévision connectée. Casque équipé de capteurs, écran de télévision tactile avec stylet, commande gestuelle ou vocale, reconnaissance faciale, les constructeurs travaillent sur divers outils d’interaction. La solution la plus ergonomique pourrait consister en une télécommande tactile, reproduisant à l’identique l’écran de télévision, et incluant un clavier et/ou un système de reconnaissance vocale. Grâce à la fonction «partage» entre terminaux, l’ordiphone (ou smartphone) remplirait avantageusement cette fonction.
L'étude s'est déroulée en trois phases : un travail exploratoire et documentaire complété par une analyse sémiologique ; deux focus groupes projectifs composés d’une dizaine d'utilisateurs avertis ; une phase quantitative online menée auprès de 350 personnes.

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