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25/05/2021

L’Association des Journalistes Médias, solidaire du mouvement dénonçant la limitation des échanges entre émetteurs d’informations et journalistes

Treize associations de journalistes, couvrant plusieurs secteurs, ont dénoncé des restrictions à la liberté d'informer qui se sont développées au gré de la crise sanitaire, dans une tribune publiée vendredi sur le site de Libération.
«Alors que les commerces, terrasses et théâtres viennent de rouvrir leurs portes et que les prochaines semaines sont censées permettre un retour progressif à la normale, nous, associations de journalistes, appelons les émetteurs d'informations --pouvoirs publics, institutions, entreprises...-- à lever aussi les restrictions à la liberté d'informer, dans le respect des recommandations sanitaires», indiquent-elles.
«A un an de l'élection présidentielle, et alors que les polémiques et les +fake news+ prospèrent, les Français méritent de pouvoir accéder à une information libre et de qualité», plaident les signataires. 
Or, recueillir et vérifier les informations est devenu plus compliqué, car «depuis des mois, les conférences de presse sont réduites au strict minimum», au nom des mesures sanitaires, regrettent-elles. 
Et «quand elles existent, elles ne rassemblent qu'une poignée de journalistes, chargés, dans le meilleur des cas, de collecter et relayer les questions de leurs confrères. Sans toujours savoir quelle est véritablement l'information recherchée et sans pouvoir bénéficier du soutien d'un collègue pour relancer si besoin», déplorent les signataires.
En outre, «nous sommes le plus souvent conviés à des visioconférences ou à des +briefs+ téléphoniques», avec le risque que les questions soient ignorées «purement et simplement», voire qu'il n'y ait pas de possibilité d'en poser. 
«D'autres imposent d'intégrer un groupe WhatsApp pour accéder à leurs informations», regrettent les associations. 
Enfin, de nombreux événements auparavant ouverts sont «désormais fermés» aux reporters, ou uniquement à un «pool» (petit groupe qui transmet les informations et images aux autres rédactions). Autre pratique qui tend à se répandre, le «micro tendu», où on ne peut poser qu'«un nombre très limité de questions».
Enfin, créer et entretenir un réseau de sources est devenu plus difficile, ce qui entrave le travail d'investigation en particulier sur les sujets sensibles.
Cette tribune a été co-signée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis),  l'Anja (assurance), l'Ajéduc (éducation-recherche), l'AJSPI (sciences), l'Ajef (économie), l'APP (presse présidentielle, l'APM (presse ministérielle), l'Association des journalistes parlementaires, l'Association de la presse judiciaire,  l'AJD (défense), l'AJE (environnement), l'AJM (médias) et l'Association de la presse diplomatique.
(Avec AFP)
 
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