Vous êtes ici

Ajouter à mon espace persoL'Arcep permet aux petits éditeurs de quitter Presstalis

Pour ajouter ce contenu à vos favoris, il suffit de vous inscrire ou de vous identifier

4/05/2020

L'Arcep permet aux petits éditeurs de quitter Presstalis

L'Arcep va permettre aux petits éditeurs de quitter Presstalis s'ils le souhaitent, alors que le leader de la distribution de presse en France est en dépôt de bilan, a indiqué jeudi à l'AFP le président de l'autorité, Sébastien Soriano.
L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), chargée également de réguler la distribution de la presse avait gelé la possibilité pour les éditeurs de presse de quitter Presstalis, notamment au profit de son unique concurrent, les MLP, entre décembre 2019 et juin 2020.
«Nous avons été saisis par plusieurs petits éditeurs qui nous demandent de lever ce gel et retrouver leur liberté. Nous allons faire droit à cette demande avec prise d'effet au 12 mai», a indiqué Sébastien Soriano.
Cette autorisation concerne tous les groupes dont les ventes au montant fort (hors réductions) sont inférieures à 5 millions d'euros, comme les éditeurs de l'hebdomadaire Le Un ou du quinzomadaire Society, qui s'estiment mis en danger par les difficultés de Presstalis.
Selon Sébastien Soriano, «leur départ individuel n'est pas de nature à aggraver significativement la situation de Presstalis ou surtout remettre en cause un schéma industriel futur» pour la distribution de la presse, sur lequel les quotidiens et les magazines s'opposent.
L'Arcep maintient cependant un gel jusqu'en juin, renouvelable, pour les grands éditeurs, parce qu'ils sont «structurants pour Presstalis», et dans «une logique de responsabilité et de solidarité». La décision devrait être publiée dans les prochains jours.
Pour les petits groupes, «ce n'est pas non plus une invitation à se désolidariser de ce qui est encore en train de se construire», souligne Sébastien Soriano.
La date du 12 mai coïncide avec une audience de Presstalis au tribunal de commerce de Paris, qui pourrait décider d'une éventuelle liquidation du distributeur de presse, et l'Arcep veut «donner à ces petits éditeurs une capacité à faire leurs propres arbitrages dans cette séquence».
«C'est aussi un signal que nous envoyons à l'ensemble des acteurs pour essayer de trouver une solution d'ici le 12 mai», a souligné Sébastien Soriano.
La régulation de la distribution de la presse, autrefois assurée par deux instances spécifiques (CSMP et ARDP), a été transférée fin 2019 à l'Arcep, qui était déjà le régulateur des télécoms et des postes.
Partager