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2/12/2010

La TV va plutôt favoriser l’émergence et la visibilité des marques quand la catch-up TV va plutôt renforcer le lien avec les marques

100%média : Vous organisez aujourd’hui le Campus TF1 Innovation. Quelles sont les nouveautés en termes d’innovation pour TF1 Publicité ?

Laurent Solly : Nous innovons dans tous les domaines : dans l’événementialisation de nos écrans (avec Google dimanche dernier...), en développant les pubs vidéo autour de la catch-up TV mais aussi en inventant de nouveaux modes d’expression pour les marques, tels que le brand content, le social gaming, le placement de produits... Nous travaillons d’ores et déjà sur une offre publicitaire autour de TF1 3D, sur la géolocalisation et la réalité augmentée.

Quels enseignements sur l’efficacité de la catch-up TV retirez vous de l’étude que vous venez de mener avec l’Ifop en septembre?

LS : Globalement, la catch-up TV c’est 11 Millions d’utilisateurs début 2010 et, depuis le 1er janvier, c’est en moyenne 70 Millions de vidéos vues par mois sur TF1.fr.
L’attractivité de la catch-up TV est forte car 59% des utilisateurs sont réguliers (au moins une fois par semaine). Leurs motivations sont simples et claires : voir un programme que l’on a manqué à 82%. C’est aussi le faire à son rythme, avoir le choix en fonction de ses centres d’intérêt, de ses goûts. L’éventail d’offre de programmes en catch-up TV aujourd’hui le permet.
Surtout, la consommation de catch-up TV a un impact positif sur la consommation du linéaire : 82% regardent la télévision autant voire plus souvent qu’avant. Il n’y a donc pas de cannibalisation des consommations mais complémentarité. De même pour la démarche publicitaire.
Ce mode d’écoute qui montre un engagement fort de la part des catch-uppers a une incidence positive sur la publicité au sein de la catch-up TV : elle est perçue comme «acceptable» pour 69% d’entre eux, «bien repérable» à 84%, et surtout elle bénéficie d’une exposition forte : 93% des spots en catch-up TV sont vus avec une assiduité élevée de 88% (Mesure Alenty 2010).

Comment la catch-up TV s’inscrit-elle aujourd’hui dans la consommation de programmes audiovisuels par rapport à la TV linéaire ?

LS : Aujourd’hui nous pouvons dire, grâce aux chiffres de Médiamétrie et aux résultats de l’étude Ifop, qu’il y a complémentarité des consommations linéaires et délinéarisées et progression de la consommation des programmes audiovisuels en général. C’est une très bonne nouvelle pour la télévision.
On voit en effet que la durée d’écoute progresse en TV globalement sur l’ensemble des cibles et que la durée d’écoute de la catch-up TV progresse également : c’est +5’ de DEI en télévision auprès des 15-24 ans et +3’ en catch-up TV (source global TV avril-mai 2010 vs avril-mai 2009).
Mais au-delà de ces chiffres, le prolongement des modes de consommation est évident : la télévision linéaire est une écoute plus collective et partagée en famille ; la catch-up TV au contraire un usage plus individuel et plus personnalisé.
Au plan publicitaire, la catch-up TV complète utilement le rôle de la télévision : la TV favorise l’émergence et la visibilité des marques quand la catch-up TV renforce le lien avec les marques et en particulier les territoires d’image de celles-ci.

Laurent Solly, Directeur Général TF1 Publicité

Crédit Photo : Christophe Chevalin/TF1

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