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22/01/2021

«La presse locale reflète le pouls de la France» : Itw de Dorothée Caulier et Bruno Ricard

Le festival #DemainLaPresse de l’ACPM aura lieu le 2 février prochain en streaming. 100%MEDIA donne la parole à plusieurs acteurs de l’événement. Aujourd’hui, Dorothée Caulier, Directrice générale de l’agence MediaTrack et Bruno Ricard, Directeur général adjoint marketing, études et communication de 366. Ils s’expriment sur la presse et ses dimensions locales qui seront présentes lors de l’événement.
 
100%MEDIA : Le local en presse, une valeur qui monte ?
 
Bruno Ricard : Le local est une valeur qui monte partout, pas seulement en presse ! Il se trouve qu’en France, parce qu’il y a historiquement des cultures régionales fortes, la Presse Régionale est très développée, comme en Allemagne ou dans les pays scandinaves. Le «local», est une valeur qui parle de plus en plus aux Français, dans leurs centres d’intérêts, leur implication citoyenne, leurs comportements d’achat et qui interpelle donc très fortement les annonceurs. Les insights qui permettent aux marques de retenir l’attention des consommateurs sont plus rares. Ceux qui permettent de générer de la confiance, encore plus. Le local en fait partie parce qu’il synthétise des valeurs d’authenticité et d’utilité et qu’il est aussi synonyme de solution à un monde qui part dans le mauvais sens. Le mot de l’année 2020, c’est «relocalisation».
 
Dorothée Caulier : Je suis totalement en phase avec Bruno. Le local est un sujet global qui concerne la presse mais pas que. Le «local» est essentiel, le «local» rassure, le «local» a  plus de sens que jamais. Le «local» c’est la vie de tous les jours. Et ce qui est certain, et qui renforce plus que jamais la presse locale (et la télé locale) c’est qu’elle reflète le pouls de la France.
Ce qui est local est palpable et crédible. Avec la période que nous vivons, un message diffusé par un média local, par un émetteur local, a plus d’impact. La presse, dont l’une des valeurs intrinsèques est justement la proximité, en sort naturellement renforcée. Mais attention, local ne veut pas dire repli sur soi. Au contraire, le local c’est l’attention aux autres, et c’est aussi une forme de nouvelle conscience en matière de consommation.
 
100%MEDIA : Comment le local va ponctuer #DLP le festival ?
 
B.R : Le festival est l’occasion de parler de toutes les formes de presse. Plutôt que de «local» le festival #DemainLaPresse aborde le thème des «territoires». Or pour couvrir les territoires il y a la presse… et ses déclinaisons. Le thème sera symboliquement lancé à partir du studio de WEO, la chaîne de TV lilloise de la Voix du Nord : aujourd’hui, la PQR  décline tous les médias permettant de rentrer en contact avec une diversité de publics. TV, vidéo, radio, podcasts, quotidiens, magazines, événementiel… La Presse Régionale aujourd’hui, c’est plus une vocation qu’un support. La raison d’être de la PQR, qui va être montrée au cours de #DLP c’est la défense des territoires, des identités, de l’économie des territoires et des citoyens.
 
100%MEDIA : Comment faites-vous interagir presse locale et moyens digitaux (y compris search, social, influence, etc...) pour vos clients ?
 
D.C : Longtemps on a imaginé qu’on pouvait adresser l’ensemble de la population de manière uniforme. Le renouveau du local nous amène au constat de l’hétérogénéité des médias d’une région à une autre. De même, les implantations ou les ventes de nos clients ne sont pas non plus homogènes partout en France. Et enfin on mesure également dans nos études une diversité de profils d’individus en fonction de leur localisation.
Chez CoSpirit MediaTrack, nous nous attachons, en fonction des cibles, des marques et des media, à construire le meilleur mix entre local, multi local et national. Nous considérons qu’il n’y a pas une stratégie unique, mais une stratégie adaptée aux territoires, et qui combine les moyens, qu’ils soient nationaux, locaux, offline ou digitaux.
 
 
B.R : Comme je le disais, le local dépasse les supports. L’important ce sont les contenus, qu’ils soient audio, vidéo ou écrits. Toute la production d’information quotidienne de la PQR est déclinée dans tous les formats. De fait, ce qui polarise et attire les Français ce sont bien les contenus ; les jeunes générations ne sont pas moins en phase avec les valeurs du local, au contraire elles les revendiquent beaucoup, mais leur information passe davantage par le mobile et la vidéo. Chez les actifs, l’internet et les podcasts sont des éléments d’une panoplie d’information plus adaptée au rythme quotidien. L’expertise de nos éditeurs ce sont les contenus ; la nôtre chez 366, c’est l’organisation des points de contact sur tous les canaux.
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