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La nomination au CSA de Michèle Léridon validée

La nomination au CSA de Michèle Léridon validée
La commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale a approuvé mercredi la nomination de la journaliste Michèle Léridon, directrice de l’information de l’AFP, comme membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Après l’avoir auditionnée, la commission a validé sa désignation, proposée par le président de l’Assemblée Richard Ferrand, conformément aux statuts du CSA, par 36 voix pour et 3 contre.
Le collège du CSA compte sept membres nommés pour 6 ans, renouvelés par tiers tous les deux ans. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat nomment chacun trois membres, le président du CSA étant quant à lui désigné par le chef de l’Etat.
Dans ce cadre, deux autres membres du CSA doivent être désignés d’ici la fin du mois, dont le président du régulateur, le mandat d’Olivier Schrameck arrivant à son terme la semaine prochaine.
Durant son audition, Michèle Léridon, qui avait annoncé la semaine dernière son départ de la direction de l’information de l’Agence France-Presse, après quatre ans et demi à ce poste, s’est notamment engagée à poursuivre ses actions en matière de respect de la déontologie, de lutte contre la désinformation, ou encore d’une meilleure représentation de la diversité de la société sur les écrans et de la parité femmes-hommes dans les médias.
«Cette instance (le CSA, ndlr) représente un rempart indispensable face aux informations données sans vérification ou manipulées, et au déferlement d’images diffusées parfois sans le recul nécessaire», a-t-elle affirmé. 
Michèle Léridon a en outre évoqué la nécessité d’adapter la régulation du secteur aux nouveaux usages numériques, comme prévoit de le faire le gouvernement, appelant à «rééquilibrer les choses», pour mieux «responsabiliser» les plateformes et aboutir à un meilleur partage de leurs revenus.
A ce propos, elle a notamment souligné l’«incongruité» de la régulation actuelle selon laquelle les acteurs traditionnels sont soumis à un contrôle très étroit et à certaines règles «obsolètes» telle que l’interdiction de diffusion des films certains jours à la télévision, contrairement aux plateformes en ligne.
Elle a également dit vouloir «privilégier le recours au droit souple», cher à l’actuel président du CSA Olivier Schrameck, c’est-à-dire à des procédures de médiation et de conciliation. 
La journaliste, âgée de 60 ans, qui a occupé différents postes en France et à l’étranger depuis son entrée à l’AFP en 1981, s’est enfin dite, «à titre personnel», favorable à la création d’un conseil de déontologie de la presse, à l’image des instances déjà en place dans la plupart des pays européens.

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