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20/01/2022

Internet : l'Assemblée veut faciliter le contrôle parental

Mieux protéger les enfants des dangers de l'internet : l'Assemblée nationale a donné mardi un feu vert unanime en première lecture à un texte facilitant le recours au contrôle parental sur les objets connectés.   
Avec pour objectif de protéger les mineurs face à la pornographie, le cyberharcèlement ou la violence en ligne, la proposition de loi présentée par le député LREM Bruno Studer a été  adoptée en début de soirée par l'ensemble de 82 votants.
Le texte avait déjà reçu un appui unanime lors de son passage en commission. 
La proposition de loi, qui doit désormais être examinée au Sénat, veut obliger les fabricants d'appareils connectés à inclure un contrôle parental gratuit et facile d'utilisation, des dispositifs encore trop peu connus ou utilisés. 
Les parents pourraient alors choisir d'activer ou non cet outil installé par défaut, lors de la première mise en service de l'appareil.   
Ordinateurs, smartphones, tablettes, téléviseurs, montres connectées, consoles de jeux vidéo seraient concernés, mais pas les box des opérateurs télécoms et la domotique.   
Les «fonctionnalités minimales» et «caractéristiques techniques» de ce contrôle parental seront précisées par décret. Elles pourraient évoluer en fonction des avancées technologiques, mais devraient rester simples à manipuler.  
«C'est une loi de prévention qui ne peut pas tout» mais veut «apporter des outils pour aider les parents à exercer leurs responsabilités», a souligné Bruno Studer.  
«A 12 ans, près d'un enfant sur trois a été exposé à de la pornographie», a déclaré le secrétaire d'Etat chargé de l'enfance Adrien Taquet pour illustrer les risques de l'internet auprès des plus jeunes.  
«Un enfant seul dans sa chambre avec un smartphone peut courir plus de dangers que s'il se promenait seul dans un parc le soir», a renchéri Alexandra Louis (groupe Agir, majorité) lors des débats.   
Muriel Ressiguier (LFI), a salué ce texte mais estimé que l'on pourrait «aller plus loin», avec par exemple une possibilité de «limiter les publications sur les réseaux sociaux».   
Virginie Duby-Muller (LR) s'est félicitée de voir ce texte s'attaquer à un «sujet de société majeur», Maud Petit (MoDem) soulignant qu'il permettait au Parlement français d'avoir un rôle «pionnier». 
Plusieurs amendements ont été adoptés en séance pour renforcer l'information des fabriquants auprès des utilisateurs, ou encore solliciter l'avis de la CNIL sur le décret établissant les modalités du dispositif.
(Avec AFP)
 
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