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27/08/2018

France Télévisions : rentrée sur fond de contraintes budgétaires

Comme nous le soulignions mardi dernier (voir archive), la principale nouveauté de la rentrée pour les chaînes du service public est la réinvention du carrefour d’audience 20h-21h avec «Un si grand soleil», programmé à 20h40 dès ce soir sur France 2, tandis que «Plus belle la vie» sur France 3 est avancé à 20h20 et «Tout le sport» est déplacé à 20h45.
Le nouveau feuilleton de France 2 sera précédé chaque jour à 20h37 du nouveau programme court «Basique, l’essentiel de la musique», une émission d’actualité musicale «feel good, dynamique et accessible» qui s’adresse aussi bien aux amateurs qu’aux néophytes. Elle proposera aussi des captations de concerts comme des sessions live.
Des ajustements sont également apportés le dimanche sur France 2 : Laurent Delahousse cède l'access aux Enfants de la Télé, désormais programmé à 18h00. Vivement Dimanche est avancé en début d'après-midi.
L’information s’enrichit également de nouvelles séquences avec «Bien à vous», proposé chaque semaine dans le 13H de Marie-Sophie Lacarrau sur France 2 : une séquence de 2 min 30 à 4 min, pour «valoriser des initiatives constructives et innovantes». «Intelligence artificielle», présenté par Anicet Mbida, est un nouveau rendez-vous dédié aux grandes tendances de la société, en scrutant le rôle et la place de l’IA.
Anne-Sophie Lapix va inaugurer «Dans la tête de» dans le 20H de France 2.

Interrogée à la conférence de rentrée de France Télévisions sur l'éventualité d'un plan de départs, Delphine Ernotte a rappelé que le groupe devrait réaliser 160 millions d'économies à l'horizon 2022, comme annoncé début juillet par le ministère de la Culture. «Ce sont des chiffres exigeants, je ne le cache pas, mais faisables. On n'en est pas à la première session d'économies, cela fait aussi des années que l'entreprise fait des économies», a-t-elle par ailleurs rappelé, soulignant que le groupe avait notamment réduit ses coûts de fonctionnement, y compris en négociant avec ses producteurs de programmes. «Les effectifs nous les baissons tous les ans, on continue d'ailleurs en 2018 à travailler un peu différemment pour les faire baisser. Je ne suis pas en train de vous dire que ça va s'arrêter, ni de vous annoncer un grand plan, les décisions vont se faire sujet par sujet et réforme par réforme, évidemment dans le respect du dialogue social», a-t-elle ajouté.
Le gouvernement a annoncé au début de l'été que les groupes de l'audiovisuel public devraient réaliser 190 millions d'euros d'économies d'ici à 2022, dont l'essentiel -160 millions- est réclamé à France Télévisions, qui devra en outre supprimer deux chaînes de la TNT : France 4 et France Ô. En incluant la hausse mécanique des charges et les investissements supplémentaires de 100 millions d'euros dans le numérique demandés par l'Etat, cela représente en tout un effort financier de 400 millions d'euros à fournir par France Télévisions d'ici 2022, sur un budget total de 2,8 milliards d'euros en 2018 (recettes commerciales comprises).
Les effectifs du groupe, qui ont diminué d'environ 800 postes depuis 2012, ressortaient à 9 840 équivalent temps plein fin 2017.

(OFFREMEDIA avec AFP)
 

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