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22/03/2018

Facebook au cœur de l’affaire Cambridge Analytica

Le week-end dernier, deux enquêtes du New York Times et The Guardian ont placé la société Cambridge Analytica et Facebook au cœur d’un scandale sur les données personnelles, après les révélations de Christopher Wylie, un ancien salarié de la société spécialisée dans la communication stratégique et l’analyse de données.
Celle-ci, qui travaille notamment sur des campagnes électorales comme celle de Donald Trump, est accusée d’avoir récolté les données de 50 millions d’utilisateurs sur Facebook en 2014, sans leur consentement. Des enquêtes ont été ouvertes aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Cette récolte de données aurait été faite via «thisisyourdigitallife» une application développée par Alexandr Kogan, un chercheur de l’université de Cambridge qui proposait aux utilisateurs Facebook de répondre à un test de personnalité contre rémunération, ces données étant destinées à alimenter une étude académique. Le réseau social dont l’action a perdu près de 10% le week-end dernier, accuse le chercheur d’avoir violé les règles de la plateforme en vendant illégalement ces données à Cambridge Analytica.
Selon un communiqué, le réseau social affirme avoir retiré de sa plateforme l’application du chercheur, après avoir découvert cette violation en 2015, et exigé des certifications attestant que les données avaient été détruites. «Il y a quelques jours, nous avons reçu des rapports selon lesquels, contrairement aux certifications qui nous ont été données, toutes les données n'ont pas été supprimées» déclare cependant Paul Grewal, vice-président et directeur juridique adjoint de Facebook. La société Cambridge Analytica, sa maison mère Strategic Communication Laboratories (SCL), et Alexandr Kogan ont vu leurs accès à Facebook suspendus en attendant de plus amples informations.
Pour aller plus loin, Facebook a commandé un audit auprès de la firme Stroz Friedberg, dont les auditeurs légaux devaient se rendre dans les bureaux londoniens de Cambridge Analytica lundi. Ils se sont néanmoins retirés suite à la demande du bureau du Commissaire à l'information du Royaume-Uni, qui a annoncé la poursuite d'un mandat pour mener sa propre enquête sur place.
Selon Le Figaro, une commission parlementaire britannique a parallèlement convoqué Mark Zuckerberg, estimant que les explications officielles de son entreprise, suspectée de fermer les yeux volontairement sur le marché noir des données personnelles, étaient «trompeuses». Mark Zuckerberg a aussi été invité à s'expliquer devant le Parlement européen.
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