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29/11/2021

Entendons la voix des énergies locales ! par Stéphane Delaporte pour 366

«Nous allons porter la voix des maires encore plus haut parce que nous sommes les piliers de la République et que nous sommes, habitants parmi les habitants, confrontés plus que quiconque au quotidien des Français». Ces propos tenus par David Lisnard, fraîchement élu à la tête de l’Association des Maires de France le 18 novembre dernier, résonnent tout particulièrement à mes oreilles.
Simplement parce qu’ils traduisent une réalité déjà latente depuis quelque temps mais qui est apparue au grand jour depuis le début de la crise sanitaire : la place essentielle qu’occupe aujourd’hui la notion de proximité à tous les niveaux de la société. Économie, politique, médias… Pas un secteur n’échappe à l’influence du local, valeur refuge dans laquelle la population semble vouloir placer durablement sa confiance en tournant le dos à une mondialisation qui ne cesse d’amplifier les inégalités réelles ou perçues.
 
Dans une société post-crise fragilisée par les vagues successives du Coronavirus, désunie face à la poussée des extrêmes, où l’aigreur prend trop souvent le pas sur l’enthousiasme dans les débats publics, le local représente l’unique point d’ancrage qui rassemble nos concitoyens.
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils y mettent du cœur. On ne compte plus les initiatives personnelles ou collectives, professionnelles ou associatives qui participent à bâtir ce monde d’après que les nouvelles générations appellent de leurs vœux.
 
David Lisnard et l’AMF souhaitent faire entendre la voix des énergies locales ? Il en va de même pour la Presse Quotidienne Régionale.
La PQR pourrait faire sienne la déclaration du maire de Cannes en changeant juste 2-3 mots : La presse locale porte la voix des Français encore plus haut parce que l’information est un pilier de la République et qu’elle se confronte, plus que n’importe quel autre média, au quotidien des Français.
À une époque où la défiance envers les élites ne cesse de progresser, où médias et journalistes sont devenus la nouvelle cible des contestataires ou des complotistes, et où l’on confond liberté d’expression et liberté de la parole dans une cacophonie désespérante, la presse locale se positionne comme le relais indispensable aux Français dans leur quête de proximité, de sens, de vrai, d’authentique.
Depuis le début de la crise sanitaire, elle s’est mobilisée comme jamais et a déployé des trésors d’imagination pour accompagner au plus près ses consommateurs de contenus. Une mobilisation dont 366 s’est d’ailleurs fait l’écho à travers sa newsletter hebdomadaire «Correspondances Locales» qui a récemment atteint son 100ème numéro.
Et qui lui a d’autre part valu d’être récompensée par le Grand Prix des Médias il y a deux mois pour son travail de proximité avec les territoires.
 
Sa capacité à créer du lien et à être utile forment l’ADN de la PQR et de la presse locale de manière générale, où que l’on soit sur le globe. Il suffit d’observer les conséquences politiques et sociales de son délitement aux États-Unis ces dernières années pour mesurer à quel point elle est un facteur de stabilité démocratique déterminant. Et donc de confiance durable.
 
La société ne se construit plus par les politiques centrales top/down mais par les mobilisations locales.
Il est temps que les annonceurs actent cette réalité, comme les plus précurseurs d’entre eux le font depuis quelques années, et de passer des constats à l’intégration de ce fait dans les stratégies.
Il est temps de placer le local, non plus en accessoire de surpression, mais au centre des stratégies des marques en misant sur l’équilibre que leur offrent les médias qui traitent nativement la proximité en termes de performance et de crédibilité, que ce soit en print, en digital ou en télévision locale.
Il est temps de rendre concret les changements majeurs qui structurent la société aujourd’hui.
 
Stéphane Delaporte, Directeur Général 366
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