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7/12/2017

Bloom déploie une méthodologie d’identification sociale des communautés pour une enquête mondiale sur le climat

L’Ademe, EDF, l’ESA et le CNES ont confié à Bloom la réalisation de la première étude mondiale sur les opinions exprimées sur les réseaux sociaux au sujet du climat. Cette étude parait cette semaine dans l’Express. Pour la réaliser, plus de 6 millions de contenus qualifiés ont été recueillis et analysés sur les 5 continents.
Bloom identifie les communautés impliquées, les influenceurs et les connecteurs entre plusieurs communautés. La solution de Bloom retrace le trajet des opinions, la propagation des idées et analyse ainsi les leviers d’influence.
La méthodologie repose sur une approche qualitative des données au-delà des approches quantitatives classiques avec une analyse des dynamiques de positionnement des internautes et de leurs émotions sur 8 émotions dites primaires : Joie, Confiance, Surprise, Anticipation, Tristesse, Peur, Colère, Déception.
4 familles d’algorithmes uniques ont été déployées : la détection des conversations et des controverses : les algorithmes relèvent les fréquences contextuelles sémantiques sans contrainte ni limite de mots clés ; la détection des opinions et des arguments : les algorithmes procèdent à l’analyse automatique des contenus, sur un principe de machine learning ; la détection exclusive des émotions primaires : les algorithmes opèrent une captation sémantique des émotions et impulsions primaires contextuelles ; le mapping des réseaux d’influences et d‘audiences : les algorithmes font l’analyse cumulée des engagements et des impacts du changement, et calculent la propagation des contenus.
L’étude propose 2 volets de conclusions : d’une part, les grandes thématiques qui agitent les réseaux autour du changement climatique, et de l'autre : les solutions locales, régionales et globales.
1. Le climat a pénétré au plus intime du quotidien de tous les citoyens (santé, alimentation, éducation, migrations...) indifféremment des distinctions Nord/Sud, des inégalités sociales, ou de la proximité avec des zones concernées par les dérèglements extrêmes. Pour les internautes, sauver la planète, c’est surtout sauver l’humanité.
2. Les projets locaux se multiplient partout dans le monde. Une puissante logique de «fragmentation» est à l’œuvre, en parallèle des cadres donnés par les Etats, avec l’émergence d’une véritable «crowd-culture climatique» - c’est-à-dire une culture climatique qui s’impose par les communautés dans les réseaux sociaux, non par une élite.
3. Les centres de décision en matière de climat se recomposent au profit des villes et des régions, les métropoles prennent une puissance politique nouvelle.
4. Ce sont les «solutions» face au réchauffement climatique qui génèrent, de loin, le plus d’engagement sur les réseaux sociaux. Les solutions les plus débattues sur les réseaux dans le monde sont les Smart Cities, la Cleantech, les énergies renouvelables, les monnaies virtuelles vertes «Climate Coin», les programmes éducatifs, l’efficacité énergétique domestique, les solutions industrielles (sourcing, green business) et l’inventivité des start-up.
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