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25/07/2019

Appel d’offres infructueux pour les droits TV de Roland-Garros

La Fédération française de tennis (FFT) a jugé insuffisantes vendredi les propositions reçues dans le cadre de l'appel d'offres concernant les droits TV de Roland-Garros sur la période 2021-2023. «Le prix de réserve global n'étant pas atteint, une période de négociation est ouverte avec les acteurs en présence», déclare la Fédération dans un communiqué.
La FFT avait lancé le 13 juin cet appel d'offres qui découle de la rénovation du stade de Roland-Garros. Quand elle sera terminée en 2021, le tournoi du Grand Chelem proposera notamment des sessions de nuit qui n'auront lieu que sur le court central Philippe-Chatrier. 
Le Chatrier sera doté d'un toit rétractable dès 2020 et l'éclairage sera effectif sur tous les courts dès 2021.
Jusqu'en 2020, France Télévisions et Eurosport se partagent les droits de retransmission avec un contrat rapportant 24 millions d'euros par an à la FFT. 
«Nous n'avons aucun commentaire à faire», a déclaré à l'AFP Jennifer Armand, responsable des projets et actions de communication des sports de France Télévisions.
«Pour l'instant c'est la Fédération qui communique, on prend acte de la décision de la Fédération», a-t-elle ajouté, alors que chez Eurosport aussi, «on ne fait pas de commentaire».
Le 18 juin, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte avait vivement critiqué le lancement de cet appel d'offres. «Il y a un danger à vouloir privatiser le sport», avait-elle déclaré dans un entretien au Monde. 
«C'est une façon très cavalière de traiter un partenaire de 30 ans, qui concourt au succès de Roland-Garros», avait-elle ajouté, soulignant que la diffusion du tournoi sur le service public permettait aux téléspectateurs français de voir la compétition «en intégralité de manière gratuite».
La Fédération avait assuré de son côté que «l'ambition de cet appel à candidatures» était «d’optimiser les revenus de la FFT tout en maintenant une forte exposition du tournoi».
En 2013, la FFT avait déjà tenté sans succès de vendre les droits de Roland-Garros via un appel d'offres et en séparant là aussi ces droits en trois lots. 
A l'époque, la FFT n'avait reçu que deux offres, dont aucune ne répondait aux conditions exigées par l'appel d'offres.
(Avec AFP)
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