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29/06/2018

92% des Français déclarent regarder des séries ; 41% des moins de 35 ans le font en streaming ou en téléchargement illégal selon l’étude Harris Interactive pour L'Observatoire Cetelem

L'Observatoire Cetelem s’interroge sur «La culture à l’épreuve de l’instantanéité» dans le dernier volet d'enquête des zOOms dédié à la culture. L’enquête a été réalisée par Harris Interactive du 12 au 14 juin 2018 sur un échantillon de 1 001 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Le rapport étudie 3 thématiques : «le temps culturel, un temps organisé ?», «culture en séries : peut-on encore attendre pour ses contenus ?» et enfin «une culture vécue collectivement dans l’instantanéité».
Dans le focus sur les séries, l’étude montre que même si les Français hésitent à qualifier le fait de regarder une série comme une activité culturelle (37%), il s’agit d’une pratique de masse qui concerne 92% de la population qui déclare en regarder. La télévision est le support principal de visionnage à 67%, devant les plateformes comme Netflix, Amazon, CanalPlay ou les sites replay des chaînes TV (37%) puis les dvds et les visionnages illégaux (19%), mais qui atteint 41% chez les moins de 35 ans. La série, pour ceux qui en regardent, s’impose comme un élément important dans l’organisation de la vie quotidienne des Français, qui reconnaissent en regarder beaucoup (61%), aimer regarder plusieurs épisodes à la suite (76%), pouvant aller jusqu’à réserver leur soirée (52%) pour regarder une série. Chez les jeunes,  la mise à disposition par les plateformes de saisons complètes provoque un visionnage plus intensif (77%) et plus rapide (63%). Les plus jeunes font émerger le sentiment d’une attente impossible, privilégiant beaucoup plus fortement solutions légales et illégales leur permettant de regarder leurs séries sans attendre qu’elles soient disponibles sur les chaînes gratuites (jusqu’à 55% contre 27% en moyenne). Mais il s’agit également d’une consommation qui privilégie un visionnage collectif (49%) ou un visionnage boulimique (41%), dans l’avènement d’un rapport à la série qui repose davantage sur les dynamiques individuelles que sur l’imposition d’un rythme par un média.
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