Le 14/10/2010
Les Services Funéraires de la Ville de Paris ont chargé Ipsos de réaliser une enquête sur les perceptions et souhaits des Français en matière d’organisation des obsèques. 1 017 personnes âgées de 15 ans et plus ont été interrogés par téléphone les 23 et 24 juillet 2010. Une enquête identique avait été menée en 2008.
Selon les experts d'Ipsos, ce sujet renvoie «à de multiples évolutions de la société française : recul de la pratique religieuse notamment catholique, transformation du rapport au corps, évolutions légales ou encore intérêt grandissant pour l’environnement».
Parmi ceux qui parviennent à se prononcer sur l’alternative crémation / inhumation, la crémation est majoritairement choisie (52% contre 48% pour l’inhumation).
Les athées ou non croyants (qui parviennent à se prononcer) arrêtent plus souvent leur choix sur la crémation (67%) que les croyants (41%) et, en particulier, les croyants et pratiquants (27%).
Le choix de la crémation est plus difficile pour ses proches (47% feraient ce choix) mais il se renforce (+3 points par rapport à 2008), «vraisemblablement en partie en raison de son intérêt économique en des temps difficiles». La préférence grandissante pour la crémation n'est pas étrangère aux motivations écologiques mais surtout, elle accompagne le recul de la pratique religieuse (notamment catholique) en France. Les Français se considérant croyants et pratiquants ne représentent plus que 11% de la population (contre 14% en 2008).
Croyants ou non, les Français sont attachés aux rites qui accompagnent les obsèques. Lorsqu’il s’agit du décès d’un proche, 80% des croyants envisagent plutôt une cérémonie religieuse, alors que 10% préfèrent une cérémonie civile.
84% des Français jugent le coût moyen des obsèques élevé (84%), mais considèrent que le financement doit rester une affaire privée.
Pour un peu plus de 4 Français sur 10, c’est le défunt lui-même qui, de son vivant, devrait prendre en charge ces coûts. La même proportion de Français considère que ce sont les familles qui doivent supporter ce coût. Enfin 16% d’entre eux considèrent que ce devrait être le rôle des pouvoirs publics.