Le 14/10/2010
TNS Sofres a réalisé un sondage pour le Centre d'Analyse Stratégique sur la perception de la crise économique et financière en France et dans six pays européens : Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Pologne et Suède. 1 000 individus de 18 ans et plus ont été interrogés on line dans chaque pays, entre le 2 et le 13 septembre 2010.
Le ressenti de la crise est très important : 62% des Européens affirment que leur foyer a été affecté, dont 78% au Royaume-Uni et 71% en Pologne.
L'ancrage de la crise dans les différents pays de l'enquête se lit au travers du fort pessimisme ressenti à l'égard de la situation économique de son pays (partagé par 57% des Européens). La France est le pays le plus pessimiste (77%).
27% des travailleurs européens craignent de perdre leur emploi dans un avenir proche, les Suédois étant les moins inquiets (17%). 56% des Européens anticipent une baisse des revenus de leur foyer. Pourtant 65% des personnes interrogées estiment qu'ils ont eux-mêmes été moins touchés par la crise que leurs concitoyens.
L’état d’esprit des habitants, vu comme un handicap par 58% des Européens, et l’état des finances du pays (un handicap pour 70% des Européens et 85% des Français) rendent «la reprise d’autant plus difficile qu’ils contribuent à noircir les perceptions de la situation et pèsent sur la confiance dans l’avenir».
Pour aider leur pays à sortir de la crise, un certain nombre d’actions font consensus parmi les Européens : la réduction des inégalités sociales (84% des Européens interrogés jugent qu’il s’agit d’une bonne chose), la stricte interdiction d’un dépassement des déficits ou de la dette publique (83%), l’augmentation des investissements de l’Etat dans les secteurs innovants (81%), le renforcement de la protection sociale (79%), l’augmentation des salaires (70%)...