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La baisse de la natalité en France analysée par l’Ined

La baisse de la natalité en France analysée par l’Ined
Le solde naturel de la population française (excédent des naissances sur les décès) continue de diminuer (de 280 000 à 173 000 entre 2006 et 2016). Cette baisse vient d’une diminution des naissances et d’une hausse des décès d’ampleurs comparables, autour de 50 000 chacune, détaille l’Ined dans son dernier numéro de «Populations de Sociétés».
Le nombre des naissances diminue (de 781 000 en 2014 en France métropolitaine à 747 000 en 2016), sous l’effet de la diminution du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et de la baisse de l’indicateur conjoncturel de fécondité : 1,97 enfant par femme en 2014, et 1,89 en 2016. La baisse de cet indicateur tient à une diminution des taux de fécondité avant 30 ans. La tendance observée depuis quarante ans à avoir ses enfants de plus en plus tard se poursuit : les femmes qui ont accouché en 2016 avaient en moyenne 30,5 ans. En 1977, il était de 26,5 ans.
Pour expliquer cette baisse, les analystes invoquaient comme facteur l’incertitude suscitée par la crise économique et la montée du chômage. De telles baisses se sont en effet produites dans la plupart des pays développés. Aux États-Unis, par exemple, l’indicateur de fécondité, qui atteignait 2,12 enfants par femme au début de la crise, en 2007, a reculé à 1,84 enfant en 2015. Au Royaume-Uni, il a reculé de 1,96 en 2008 à 1,82 en 2015 (une baisse de 7%).
En France, cette baisse de l’indicateur est pour l’instant plus modeste qu’ailleurs : moins 3,5% entre 2008 et 2015 contre -7% au Royaume-Uni par exemple.
 

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