
Philippe Legendre Directeur Délégué IREP
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Incontestablement, les chiffres du marché publicitaire sont en croissance faible en 2007 avec des recettes publicitaires à +1,2% et des dépenses de communication des annonceurs à +0,6%. Ces croissances interrogent car elles sont inférieures à la croissance économique, inférieures à la consommation des ménages, inférieures à l’évolution des prix à la consommation. Plusieurs éléments concourent à cette situation :
Un climat économique morose et le moral des Français "en berne",
Des changements structurels qui influent sur le marché : l’arrivée de la grande distribution à la télévision qui « redistribue les cartes », une offre médias qui ne cesse d’évoluer : chaînes thématiques, TNT, téléphonie, sites communautaires…
Internet qui, même s'il entraîne la croissance de ce marché avec une progression à deux chiffres, est par ailleurs un territoire partagé par tous les médias où chacun d’entre eux affute ses stratégies d’offres, elles-mêmes incidentes sur leurs résultats publicitaires.
Une publicité qui n’a pas toujours bonne presse au regard de sa responsabilité sociale et sociétale et dans ses dérives (infimes en nombre) en matière déontologique.
Et pourtant, contrairement à ce que j’ai pu entendre ici et là, non!, la publicité n’est pas la « sidérurgie des années 80 ». Elle attire les talents et regroupe des experts de très haut niveau. Elle est innovante, créative. Elle se remet en question, invente de nouveaux modèles, fait évoluer les études et la recherche. Rappelons alors une fois encore qu’elle est un levier fort de la croissance économique et du développement des entreprises et qu’elle permet au plus grand nombre un accès à l’information, au savoir, au divertissement…
(voir détails des chiffres en téléchargement dans la rubrique Media Chiffres - NDLR)
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