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Brut/Net...le grand saut?


Eric Trousset
Directeur Marketing
Pôle Investissements Publicitaires
TNS Media Intelligence

L'interprétation de la valorisation des actions de communication au travers de la pige publicitaire devient d'année en année un casse tête pour tous les utilisateurs. Pour TNS Media Intelligence, fournisseur de la pige publicitaire de référence, c’est une préoccupation majeure qui a donné lieu à de nombreuses réunions et comités utilisateurs.

Or, cette année la mise en place des nouvelles offres tarifaires de France Télévisions Publicité met un terme à la capacité de comparer : les chaînes entre elles, la télévision dans le temps mais également face aux autres médias. Si cette situation n'est pas totalement inédite, dans un contexte de concurrence exacerbée elle devient clairement ubuesque...au moment où le marché a le plus besoin de comprendre pour aller de l’avant, la pige devient illisible. Même si les motivations des uns et les réticences des autres sont compréhensibles.

Mais pourquoi n'arriverions nous pas sur le marché français, à concevoir collectivement une approche nouvelle qui viendrait non pas remplacer la valorisation des insertions au tarif brut plaquette mais bien se poser en alternative possible donnée au choix de l'utilisateur. Les espagnols et les italiens vont loin dans leurs pratiques au point de proposer une double valorisation quelque soit le niveau de nomenclature demandé. Les russes proposent quant à eux une vision en net des seules données globales tous secteurs avec ACAR, organisation représentative des agences. Et la France ne ferait rien...sinon se plaindre du manque de lisibilité? Pourtant ce ne sont pas les outils référents qui manquent, IREP en tête.

Il est donc du devoir de TNS Media Intelligence, la référence du marché, d’oeuvrer à améliorer la cohérence de ses propres données. Et n'en déplaise à certains ce n'est pas la disparition probable de la publicité sur le service public qui solutionnera quoi que ce soit. L'offre se raréfiant et les appétits des médias s'aiguisant encore un peu plus, il faut faire confiance à la capacité d'imagination humaine pour éloigner encore un peu plus le brut tarif de la réalité nette achetée. TNS Media Intelligence est plus que jamais convaincue qu'il existe une autre voie pour travailler. Avec pédagogie et pragmatisme il faut, et c’est possible, évaluer les évolutions des grandes masses avec plus de réalisme. Et pour démarrer sur le sujet brut/net commençons déjà par réviser notre vocabulaire…

(voir également le détail des investissements 2007 analysé par TNS Media Intelligence en rubrique "chiffres" et études" - NDLR)
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Commentaire(s)
 Rédigé par Claude Duffour, DDB Le 30-01-2008 à 10:18
Il est vrai qu'avec une remise de 90% entre le tarif brut et le tarif net net (remises constatées sur achat d'espace Internet), le volume de certains chiffres ont une importance relative, mais pour autant les variations sont significatives et riches en enseignements. Je ne crois pas qu'on puisse arrivé à un système clair (on peut rêver), mais cela ne gène pas non plus les média planneurs.
 Rédigé par Bob Mediaman, lamienne.com Le 29-01-2008 à 12:28
Que les chiffres publiés par TNS ne représentent en aucun cas la réalité économique du marché surveillé n'est pas une découverte. Il est même surprenant voire grotesque que des analyses quelconques sortent de ces données tant il est impossible de "raisonner juste sur des chiffres faux" !
Il est peu probable que les acteurs s'entendent sur une évaluation du net pour des raisons évidentes de confidentialité et d'égo somme toute bien compréhensibles. Ceci étant, et à partir des données TNS, il y a belle lurette que des stratèges et acheteurs confirmés, habilles sur Excell et bien imprégnés des pratiques du marché savent approcher à quelques K€ la réalité des investissements réels d'un secteur d'activité et des ses principaux acteurs. Heureusement d'ailleurs.
Alors, le temps que la transparence se révelle, le savoir faire des experts de terrain gardera longtemps sa valeur.
 Rédigé par Marc Merpillat, simple abonné newsletter Le 29-01-2008 à 11:54
Edito courageux et qui fleure un peu la méthode Coué... D'autant que je ne suis pas sûr qu'un consensus collectif soit possible : il faudra peut-être au contraire "trancher" pour qu'une solution lisible et commune apparaisse. Sinon, le risque sera de voir apparaître une multiplication de solutions individuelles pour les organisations (annoceurs ou agences) qui ont les moyens de se les offrir, laissant de côté les plus petits intervenants, qui représentent pourtant, au vu de l'explosion des tuyaux de communication et de leurs coûts plus accessibles, des oportunités de croissance importante pour le marché publicitaire.
 Rédigé par jean claude barnathan, JCB CONSULTING Le 29-01-2008 à 09:24
Eric Bravo pour l'édito. Il fallait que les choses soient dites de manière nette . C'est effectivement le moment opportun et il est temps que le marché dispose d'un outil plus proche du réel
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