
Henri Dirat Co-fondateur et directeur général 3d Communication
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Quand Libé a failli mourir, tout le monde s’est ému et c’est un financier aux antipodes de la ligne éditoriale du quotidien « révolutionnaire » qui lui injecte la médication nécessaire à la survie du malade.
Mais, quand les principaux groupes de presse informatique font l’objet d’une quasi-disparition, personne ne se mobilise, ni pour les salariés et journalistes menacés, ni pour ce secteur d’activité pourtant stratégique pour l’innovation, sa contribution au PIB du pays, les emplois concernés, la compétitivité de nos entreprises. Et demain, qui va se rappeler que 01 fut la première revue au monde consacrée à l’informatique ?
Alors, à qui la faute ?
D’abord, aux annonceurs dont l’achat d’espace a massivement déserté les pages des magazines professionnels pour aller sur Internet, dans les médias audiovisuels et…nulle part ! Mais, si les annonceurs s’en sont détournés, c’est qu’ils n’y trouvaient plus les bons véhicules pour toucher efficacement et à coût compétitif leurs cibles commerciales.
Y aurait-il donc aussi un problème de contenu, de positionnement éditorial, voire de qualité rédactionnelle ? La presse informatique n’a peut-être pas évolué au même rythme ni dans la même direction que la profession qu’elle « servait ».
La preuve, aucun acteur important du secteur n’a ressenti la nécessité, pour lui comme pour son marché, de prendre la tête d’une initiative fédératrice pour exprimer aux dirigeants de ces groupes de presse leur soutien tout en exigeant d’eux des supports efficaces publicitairement parce que forts rédactionnellement.
Mais tout n’est peut-être pas encore écrit dans le marbre. Ne serait-ce que parce que les nouveaux propriétaires visent forcément, eux aussi, le fameux ROI et qu’ils doivent être attentifs à ce que veulent leurs futurs clients.
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